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Quel logiciel RGPD

Vous êtes DPO de plusieurs organismes : quel outil prendre ?

Pour qui : Vous êtes délégué à la protection des données externe ou mutualisé et vous suivez plusieurs structures. Vos dossiers se multiplient et vous cherchez l’outil qui sépare les organismes tout en vous donnant une vue d’ensemble.

Prenez Madis si un service technique peut l’exploiter. Sans service technique et avec un budget à connaître d’avance, prenez DPO.run : 78 € HT par mois puis 24 € HT par mois et par établissement supplémentaire, lus le 5 novembre 2026. À partir de sept organismes, faites chiffrer Legiscope Pro. Si vous devez brancher une API, faites chiffrer Dastra.

IZIRO reste une option à faire chiffrer sur devis pour ce profil : sa page place les DPO externes sur devis. Et avant de signer quoi que ce soit, testez ce qui se passe quand un client vous quitte.

Notre avis

Payez d’abord pour séparer vos organismes et les suivre d’un seul endroit. Avec un service technique, prenez Madis. Sans lui, prenez DPO.run jusqu’à six organismes si le budget doit être connu d’avance, puis faites chiffrer Legiscope. Pour une API, faites chiffrer Dastra.

Pourquoi

  • Madis annonce plusieurs centaines de structures séparées sur une instance, pour une licence libre. Son coût réel est le serveur et la personne qui l’exploite.
  • DPO.run publie 78 € HT par mois avec un établissement, puis 24 € HT par mois par établissement. La licence reste la moins chère face à Legiscope Pro jusqu’à six organismes.
  • Legiscope Pro publie 2 500 € hors TVA par an jusqu’à 20 organisations. L’écart s’inverse donc à sept, mais son coût dépend aussi de Tokens que l’éditeur dit ne pas pouvoir estimer exactement.
  • Dastra publie une référence d’API et ne publie pas de prix : il se juge sur devis, quand un flux existe déjà à brancher.

Ce qui change le choix

Un refus d’utiliser une IA externe sur les dossiers de vos clients écarte Legiscope tant que ces fonctions ne peuvent pas être coupées. Une facture d’IZIRO ou de Dastra inférieure sur votre nombre d’organismes change le classement, car nous n’avons pas leur prix pour ce profil.

L’ordre à suivre

  1. Peu d’organismes aux traitements proches : dossier par client et modèle commun, un temps.
  2. Service technique disponible : Madis.
  3. Sans service technique, jusqu’à six organismes, budget à connaître d’avance : DPO.run.
  4. Sept organismes ou plus, si vous acceptez un paiement annuel et un quota de Tokens : faites chiffrer Legiscope Pro.
  5. API ou intégrations à brancher : Dastra, sur devis.
  6. IZIRO : à faire chiffrer, car son offre pour ce profil est sur devis.

Le calcul qui place la bascule à sept organismes

Ce tableau compare seulement les licences publiées, hors taxes, sur une année. Hypothèse à faire confirmer : un organisme suivi vaut un « établissement » chez DPO.run et une « organisation » chez Legiscope. Calcul pour DPO.run : (78 € + 24 € × organismes supplémentaires) × 12 mois. Legiscope facture à l’année d’avance, avec 12 mois d’engagement au tarif affiché.

Licence annuelle hors taxes selon le nombre d’organismes, prix lus le 5 novembre 2026
OrganismesDPO.run, par anLegiscope, offre et prix par anLicence la moins chère, analyses d’impact comprises
21 224 €Pro, 2 500 €DPO.run
62 376 €Pro, 2 500 €DPO.run
72 664 €Pro, 2 500 €Legiscope
103 528 €Pro, 2 500 €Legiscope
206 408 €Pro, 2 500 €Legiscope
309 288 €Business, 4 000 €Legiscope

Pourquoi ce tableau ne suffit pas à trancher

Legiscope a aussi une offre Essentiel à 1 500 € hors TVA par an pour 10 organisations, moins chère dès trois organismes. Sa liste ne cite pas l’analyse d’impact, contrairement à celle de Pro : ne la retenez que si vous n’en menez aucune dans cet outil.

Deux écarts restent en dehors du calcul. Chez Legiscope, le travail assisté par IA consomme un quota de Tokens, et l’éditeur écrit qu’il est impossible d’en estimer à l’avance un nombre exact ; il cite OpenAI, Anthropic et Google parmi ses fournisseurs. Chez DPO.run, nous avons trouvé des rapports PDF par établissement, sans format d’export réutilisable ni durée d’engagement, dans ce que nous avons lu le 5 novembre 2026. Demandez-les par écrit, car c’est de là que dépend votre sortie.

Pour une API, l’ordre change. Dastra publie une référence d’API et cite une gestion multi-clients et une offre pour DPO externes et cabinets, sans prix. Legiscope indique ne pas garantir d’API publique et cite ses connecteurs d’ingestion à partir de l’offre Business.

Madis : gratuit à condition d’avoir quelqu’un

Madis est sous licence libre AGPLv3 et sa dernière version lue date du 17 septembre 2026. Selon ses présentations, une instance accueille plusieurs centaines de structures indépendantes, chacune avec un compte limité à son périmètre, et un compte DPO suit l’ensemble depuis un tableau de bord. L’installation demande un serveur web, PHP et une base de données à administrer.

Notre avis : retenez-le si un service technique peut en assumer l’exploitation, les sauvegardes et les mises à jour. Si vous hébergez vous-même les données de vos clients, vous prenez en plus un rôle de prestataire technique pour eux, à écrire dans un contrat. Un syndicat ou un centre de gestion qui mutualise déjà ses services est mieux placé qu’un DPO indépendant.

Le test du client qui part

Un outil pour plusieurs organismes se juge le jour où l’un d’eux s’en va. Posez ces trois questions à l’éditeur, puis refaites-les sur un dossier d’exemple.

  1. Un compte d’un organisme voit-il les données d’un autre ? Connectez-vous avec un compte client, cherchez le nom d’un autre client. Aucun résultat attendu.
  2. Pouvez-vous exporter un seul organisme, dans un format réutilisable ? Demandez un fichier d’exemple. Un PDF se relit, mais il ne se reprend pas dans un autre outil.
  3. Pouvez-vous supprimer cet organisme sans toucher aux autres, et en obtenir la trace ? Vérifiez aussi le sort de vos modèles communs : restent-ils chez vous ou disparaissent-ils avec le client ?

Trois questions propres à votre fonction

Un groupe n’est pas un portefeuille de clients. L’article 37 du RGPD permet un seul délégué pour un groupe s’il reste facilement joignable, et un seul pour plusieurs organismes publics selon leur structure et leur taille : ces cas peuvent partager des modèles plus librement qu’un portefeuille de clients indépendants, où chaque organisme décide pour lui-même.

L’outil reçoit les registres de vos clients. Écrivez dans votre contrat l’éditeur, l’hébergement et la sortie, et précisez le rôle de cet éditeur, car l’article 28 encadre les sous-traitants ultérieurs. Votre fonction reste soumise à l’article 38 sur le secret ou la confidentialité.

Pour une collectivité, DPO.run annonce une commande possible via l’UGAP. Demandez la référence avant d’en faire un argument, car nous ne l’avons pas vérifiée.

Quand un dossier par client suffit encore

Avec peu d’organismes aux traitements proches, gardez un dossier par client et un modèle commun. Le signal de sortie est concret : une correction faite dans le modèle doit être recopiée à la main, et une copie est oubliée. Le même écart deux trimestres de suite justifie de comparer. Ce repère est le nôtre.

Limites de cette page

Aucun devis n’a été demandé : Dastra et IZIRO manquent au tableau faute de prix pour ce profil. Le calcul ne couvre que les licences, sans TVA, reprise, temps d’exploitation ni achat de Tokens. La correspondance entre établissement et organisation reste à confirmer. Madis n’a pas été installé, et les conditions d’accès au service mutualisé de son éditeur n’ont pas été lues.

Prochaine action

Comptez vos organismes et notez si un service technique peut exploiter un serveur. Puis demandez à chaque éditeur retenu son unité de facturation, son prix pour votre nombre d’organismes et le fichier d’export d’un seul organisme. Avec peu d’organismes proches, restez sur vos dossiers.

Preuves et sources

Lu le 5 novembre 2026 : les tarifs publiés de DPO.run, Legiscope et IZIRO, la grille de Dastra, la documentation et le dépôt de Madis, les conditions et la liste de prestataires de Legiscope ; les articles 28, 37 et 38 du RGPD dans le texte publié par la CNIL et les lignes directrices sur les délégués à la protection des données. Aucun logiciel essayé, aucun devis demandé.

Chaque élément ci-dessous dit s’il s’agit d’un fait lu dans une source, d’une déclaration d’éditeur, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Aucun outil n’a été testé. Notre méthode