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Quel logiciel RGPD

Dans quels cas ne rien acheter du tout ?

Pour qui : Vous tenez une très petite structure aux traitements courants : salaires, clients, fournisseurs, quelques adhérents. Des éditeurs vous sollicitent, et vous vous demandez si vous pouvez simplement ne rien payer.

Vous pouvez ne rien acheter si votre structure a peu de demandes, aucun traitement sensible à grande échelle, une personne nommée pour tenir le fichier, n’agit pas pour de nombreux clients et n’est pas un organisme public. Le modèle de registre de la CNIL et un rendez-vous de mise à jour chaque trimestre remplissent alors l’essentiel de ce qu’un logiciel vous apporterait.

Vous ne serez pas dispensé pour autant du registre, de la réponse aux demandes ni de vos contrats. Vous économisez une licence, sans économiser ces tâches.

Notre avis

Si vous cochez les cinq conditions ci-dessous, n’achetez rien. Ne rien acheter ne dispense pas de travailler : gardez un registre à jour et une personne qui répond.

Pourquoi

  • Aucun texte lu n’impose d’outil payant. Le registre se tient dans un fichier écrit, que vous pouvez remettre à la CNIL sur demande.
  • Votre gestion courante du personnel, de vos fournisseurs ou de vos adhérents peut figurer sur la liste CNIL des traitements sans analyse d’impact, dans ses limites exactes.
  • Un logiciel se justifie par les relances et la coordination. Avec une seule personne et peu de demandes, ces deux besoins n’existent pas encore.

Ce qui change le choix

Une demande de droits en retard, une relance perdue deux trimestres de suite, un traitement sensible à grande échelle, ou un statut d’organisme public : cet avis ne vous concerne plus.

Cinq conditions à cocher toutes

Ces conditions sont notre avis : aucun texte ne les fixe. Il suffit d’un non pour lire la section suivante.

Le test du zéro achat
ConditionComment la vérifier
Vous n’êtes ni une autorité ni un organisme public.Commune, établissement public : l’article 37 s’applique.
Une personne est nommée et dispose d’un peu de temps régulier.Vous pouvez dire son nom. Personne ? Réglez cela d’abord.
Vos demandes de droits restent rares.Sur douze mois, aucune n’a dépassé le délai et aucune ne se chevauche avec une autre.
Vous ne faites ni suivi à grande échelle ni traitement à grande échelle de données sensibles.Vidéo, géolocalisation, données de santé : lisez d’abord la liste CNIL des analyses requises.
Vous n’agissez pas pour de nombreux clients.Sinon, l’article 30 vous impose aussi un registre de sous-traitant qui nomme chacun de vos clients, et le modèle de la CNIL n’a pas d’onglet pour lui.

Ce qui reste à faire, gratuitement

Bloquez un rendez-vous par trimestre avec vous-même ou votre référent. Passez cette liste en revue.

Votre charge sans logiciel
TâcheDe quoi vous servirLimite à connaître
RegistreModèle ODS de la CNIL, ou votre propre fichier.Corrigez les listes de transferts du modèle : elles sont périmées.
Analyse d’impactListe CNIL de douze types de traitements sans analyse.Restez strictement dans le cadre listé. La gestion du personnel vaut pour moins de 250 personnes, sans profilage ; les membres et donateurs, sans données sensibles.
Demandes de droitsUne adresse connue et un journal : date de réception, réponse.Un mois pour informer la personne, selon l’article 12.
ViolationsUn journal de toute violation, notifiée ou non.L’article 33 ne prévoit aucun seuil de taille pour cette documentation.
PrestatairesLes contrats existants et les clauses types de la Commission.Vérifiez qu’un contrat écrit existe pour chacun.

Les cas où cet avis change

Organisme public : vous devez désigner un DPO, quelle que soit votre taille, sauf juridiction dans sa fonction juridictionnelle. Cherchez alors une mutualisation, par exemple auprès d’un centre de gestion, plutôt qu’un référent : un référent non désigné ne doit pas porter le titre de DPO, et il ne remplit pas cette obligation.

Soin : le mot santé ne suffit pas à sortir de cet avis. Un professionnel exerçant à titre individuel figure sur la liste CNIL sans analyse d’impact pour la prise en charge de ses patients. Un établissement de santé figure sur la liste des analyses requises : cet avis ne le concerne pas. L’analyse peut se mener avec le logiciel PIA de la CNIL, publié sous licence libre, mais le volume et la sensibilité des données justifient de comparer un outil sans attendre un incident.

Suivi régulier à grande échelle comme activité de base : l’article 37 peut imposer un DPO, sans seuil d’effectif. Le G29, groupe qui réunissait les autorités européennes, cite le cas d’un hôpital, d’une banque ou d’une assurance pour la grande échelle, et écarte les patients d’un médecin seul.

La petite taille ne met pas à l’abri d’un contrôle. Dans sa communication du 6 juillet 2026, la CNIL mentionne des avocats et des médecins sanctionnés pour n’avoir pas répondu à ses sollicitations dans le cadre de plaintes liées à l’exercice des droits.

Si un éditeur insiste

Demandez-lui quelle tâche de votre liste son outil ferait que votre fichier ne fait pas, et sur quel incident chez vous il s’appuie. S’il parle de plafond d’amende ou de badge, revenez à votre liste : votre décision dépend de vos incidents. Refaites le test à chaque rendez-vous trimestriel. Un nouveau service, un recrutement à grande échelle ou une activité de santé changent la réponse.

Limites de cette page

Ce test ne constitue pas un avis sur votre situation et ne dit rien de vos sites : des traceurs soumis à consentement relèvent d’une autre vérification. La liste CNIL date de 2019 et le projet européen Omnibus IV, non adopté au 5 novembre 2026, peut changer l’obligation de registre. Aucun temps de tenue n’a été mesuré.

Prochaine action

Bloquez dans votre agenda un rendez-vous trimestriel de mise à jour de votre fichier, avec le nom de la personne qui le tient. Si vous êtes un organisme public ou si un de vos traitements figure sur la liste des analyses requises, vérifiez d’abord l’obligation qui vous concerne.

Preuves et sources

Lu le 5 novembre 2026 : les articles 30, 33, 35 et 37 du RGPD dans le texte publié par la CNIL ; la fiche de la CNIL sur le registre ; sa liste des traitements sans analyse d’impact, adoptée le 12 septembre 2019 ; sa liste des analyses requises ; les lignes directrices du G29 sur le DPO ; sa communication du 6 juillet 2026 sur les sanctions simplifiées.

Chaque élément ci-dessous dit s’il s’agit d’un fait lu dans une source, d’une déclaration d’éditeur, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Aucun outil n’a été testé. Notre méthode