Consent Mode règle-t-il le consentement ?
Pour qui : Vous pilotez le marketing ou les campagnes. Google, votre agence ou un éditeur de plateforme vous parle de Consent Mode, et on vous présente le mode avancé comme le moyen de garder vos conversions sans risque.
Non. Consent Mode est un mécanisme de Google : il indique aux balises de vos outils Google si le visiteur a accepté, puis modifie leur comportement. Il faut toujours un bandeau ou une autre interface pour obtenir ce choix, et l’article 82 continue de s’appliquer.
La vraie décision porte sur le mode. En mode de base, les balises Google ne se chargent pas tant que le visiteur n’a pas fait son choix, et rien n’est envoyé à Google sans son accord. Le mode avancé envoie certaines données malgré un refus. Nous n’avons trouvé aucune position de la CNIL sur ce mode : c’est un risque à instruire, ni une autorisation ni une interdiction.
Notre avis
Non. Consent Mode transmet le choix du visiteur aux balises Google : il suppose un consentement recueilli ailleurs et ne le remplace pas. Partez du mode de base. N’activez le mode avancé qu’après une analyse écrite, car il envoie des données même après un refus, et nous n’avons trouvé aucune position de la CNIL qui le tranche.
Pourquoi
- Google écrit lui-même que vous êtes tenu d’obtenir le consentement. Le mode Consentement arrive après cette étape.
- Selon Google, en mode avancé, les balises se chargent à l’arrivée et envoient, en cas de refus, l’état du consentement et des mesures sans cookie.
- L’absence de cookie ne règle pas la question à elle seule : selon le Comité européen, des pixels et des liens de suivi relèvent de la règle sur l’accès au terminal, dans certaines conditions.
- La CNIL demande, après un retrait, de faire cesser lectures et écritures, ce qui peut imposer de couper les requêtes vers les domaines tiers associés. Reste à savoir si cela vise ces envois : rien de lu ne le tranche.
- Consent Mode figure jusque dans des offres gratuites. Il ne justifie donc ni un achat, ni un changement d’outil.
Ce qui change le choix
Si votre besoin se limite à des statistiques, une mesure exemptée sera plus simple à défendre. Si des campagnes publicitaires importantes dépendent de la modélisation, une analyse écrite avec votre conseil peut justifier d’examiner le mode avancé.
L’ordre à suivre
- Par défaut : mode de base, vérifié par un test réseau.
- Mode avancé : seulement après une analyse écrite avec votre conseil, si l’enjeu de mesure la justifie.
- Besoin limité à des statistiques : examinez d’abord la voie d’une mesure d’audience exemptée.
Base ou avancé : ce que Google déclare envoyer
Ce tableau reprend la description de Google, sans constat de notre part. Vous gagnez une modélisation des conversions plus fine en mode avancé, et c’est tout l’enjeu : l’intérêt commercial est réel, et il ne répond pas à la question juridique.
| Moment | Mode de base | Mode avancé |
|---|---|---|
| Avant le choix | Balises Google bloquées, aucune donnée transmise à Google. | Balises chargées, consentement refusé par défaut sauf réglage contraire. |
| Après un refus | Aucune donnée envoyée à Google, pas même l’état du consentement. | État du consentement et mesures sans cookie. |
| Contenu possible de ces envois | Sans objet. | Horodatage, user-agent, adresse de provenance, indication de clic sur une annonce, état du consentement, nombre aléatoire. Google les décrit comme fonctionnels, agrégés ou non identifiants. |
| Modélisation des conversions | Modèle général. | Modèle propre à l’annonceur, plus détaillé. |
Regardez les appels réseau avant de croire un réglage
Le réglage annoncé par votre agence ou votre plateforme se vérifie en quelques gestes, depuis un ordinateur.
- Ouvrez une fenêtre de navigation privée, puis l’onglet Réseau des outils de développement, avant de charger votre site. Sans fenêtre vierge, un ancien choix fausse le test.
- Chargez la page sans toucher au bandeau et cherchez les requêtes vers les domaines de Google. Une requête vers une balise de mesure ou de publicité signale que vous n’êtes pas dans le comportement décrit pour le mode de base.
- Cliquez sur le refus, puis parcourez trois pages. Tout envoi qui continue doit être expliqué par écrit par la personne qui a réglé l’outil.
- Enregistrez le fichier d’échanges et une capture, avec la date. Refaites le test à chaque changement de balise ou de plateforme.
La question à instruire pour le mode avancé
Nous n’avons trouvé le nom de ce produit ni dans la foire aux questions, ni dans la recommandation, ni dans la page sur la mesure d’audience de la CNIL, ni dans la délibération lue sur Google. Des pages de tiers prêtent pourtant à la CNIL une position sur ce sujet : nous ne l’avons retrouvée dans aucune source primaire, et nous ne la reprenons pas.
Si l’enjeu vous fait envisager le mode avancé, faites écrire une analyse par votre conseil ou votre délégué à la protection des données. Elle doit répondre à trois questions : ces envois lisent-ils ou écrivent-ils sur le terminal, entrent-ils dans une exemption de l’article 82, et que devient le refus du visiteur ? Conservez la réponse avec le test réseau.
La sanction de FNAC ne porte pas sur ce produit. Elle rappelle seulement qu’une requête vers un domaine tiers portant un identifiant peut être traitée comme un traceur, hors de tout cookie de navigateur.
Ne déduisez rien d’un badge
Le niveau Gold, Silver ou Bronze de l’annuaire de Google qualifie un partenaire pour le mode Consentement et la gestion des balises. Il ne dit rien de votre réglage. Consent Mode figure aussi dans des offres gratuites ou d’entrée, comme Axeptio Free, Cookiebot Free ou tarteaucitron.js selon leurs éditeurs : ne payez pas davantage pour cette seule mention.
Limites de cette page
Notre lecture repose sur les pages publiques citées, sans essai de Consent Mode ni test d’un site réel. L’absence de position vaut pour ce que nous avons lu le 5 novembre 2026 : toutes les délibérations de la CNIL n’ont pas été lues. Une nouvelle décision ou recommandation peut changer cette page. Le test réseau montre des envois, sans les qualifier en droit.
Prochaine action
Faites le test réseau sur votre site avant et après un refus, puis notez le mode réellement en place. S’il est avancé, demandez à votre conseil ou à votre délégué une analyse écrite avant de le conserver. Si aucune donnée ne part avant le choix ni après un refus, gardez simplement le relevé daté.
Preuves et sources
Lu le 5 novembre 2026 : la page de Google sur le mode Consentement, mise à jour le 30 juillet 2026 ; la foire aux questions et la recommandation consolidée de la CNIL publiée le 16 janvier 2026 ; ses lignes directrices et sa page sur la mesure d’audience ; la délibération SAN-2025-004 sur Google, en traduction de courtoisie ; les lignes directrices 2/2023 du Comité européen, version du 7 octobre 2024 ; l’annuaire de partenaires de Google.
Chaque élément ci-dessous dit s’il s’agit d’un fait lu dans une source, d’une déclaration d’éditeur, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Aucun outil n’a été testé. Notre méthode
Déclaration de l’éditeur. Google indique que l’éditeur est tenu d’obtenir le consentement des utilisateurs, par une bannière, une solution personnalisée ou une plateforme de gestion du consentement, et que le mode Consentement adapte le comportement des balises à l’état du consentement.
Portée : Page Google mise à jour le 30 juillet 2026.
Réserve : Présentation de Google, sans valeur de droit.
- Google : Présentation du mode Consentement Dernière mise à jour 2026/07/30 (UTC). Lu le 5 novembre 2026. Déclaration de l’éditeur.
Déclaration de l’éditeur. Google déclare qu’en mode de base, les balises Google ne se chargent pas avant l’interaction avec la bannière et qu’aucune donnée n’est transmise à Google sans consentement, pas même l’état du consentement.
Portée : Page Google mise à jour le 30 juillet 2026.
Réserve : Comportement non vérifié par nous, et dépendant du réglage.
- Google : Présentation du mode Consentement Dernière mise à jour 2026/07/30 (UTC). Lu le 5 novembre 2026. Déclaration de l’éditeur.
Déclaration de l’éditeur. Google déclare qu’en mode avancé, les balises se chargent à l’arrivée et, lorsque le consentement est refusé, envoient l’état du consentement et des mesures sans cookie pouvant inclure un horodatage, le user-agent, l’adresse de provenance, une indication de clic sur annonce et un nombre aléatoire, ce qui permet un modèle de conversions propre à l’annonceur.
Portée : Page Google mise à jour le 30 juillet 2026.
Réserve : Liste non exhaustive selon la page. Description du fournisseur.
- Google : Présentation du mode Consentement Dernière mise à jour 2026/07/30 (UTC). Lu le 5 novembre 2026. Déclaration de l’éditeur.
Notre calcul ou déduction. Dans ce que nous avons lu le 5 novembre 2026, nous n’avons trouvé aucune position de la CNIL nommant Google Consent Mode.
Portée : Foire aux questions, recommandation consolidée, lignes directrices, page mesure d’audience, délibération SAN-2025-004.
Réserve : Absence sur les pages lues, pas preuve d’absence. Toutes les délibérations n’ont pas été lues.
- CNIL : Questions-réponses sur les lignes directrices modificatives et la recommandation « cookies et autres traceurs » de la CNIL date de page non relevée. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- CNIL : Recommandation proposant des modalités pratiques de mise en conformité en cas de recours aux « cookies et autres traceurs » Version consolidée publiée le 16 janvier 2026 (délibérations 2020-092 et 2025-131). Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- CNIL : Cookies : solutions pour les outils de mesure d'audience 04 juillet 2025. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- CNIL : Délibération n° 2020-091 du 17 septembre 2020 portant adoption de lignes directrices relatives à l'application de l'article 82 17 septembre 2020. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- CNIL : Deliberation of restricted committee No SAN-2025-004 of 1 September 2025 concerning GOOGLE LLC and GOOGLE IRELAND LIMITED (courtesy translation) 1er septembre 2025, traduction de courtoisie. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Notre calcul ou déduction. Le mode avancé pose une question ouverte au regard des lignes directrices 2/2023 du Comité européen et de la question 29 de la foire aux questions de la CNIL, sans qu’aucun document lu ne tranche ce produit.
Portée : Risque à instruire, sans qualification de légalité.
Réserve : Nous ne disons ni légal ni illégal.
- Google : Présentation du mode Consentement Dernière mise à jour 2026/07/30 (UTC). Lu le 5 novembre 2026. Déclaration de l’éditeur.
- CEPD/EDPB : Guidelines 2/2023 on Technical Scope of Art. 5(3) of ePrivacy Directive Version 2.0, adoptée le 7 octobre 2024. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- CNIL : Questions-réponses sur les lignes directrices modificatives et la recommandation « cookies et autres traceurs » de la CNIL date de page non relevée. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. Selon le Comité européen, un pixel ou un lien de suivi relève de l’article 5, paragraphe 3, de la directive ePrivacy lorsque sa distribution ou la collecte d’identifiants renvoyés constitue un stockage ou un accès ; le suivi fondé sur la seule adresse IP y entre lorsque l’adresse provient du terminal de l’utilisateur, sauf si l’entité peut établir le contraire.
Portée : Lignes directrices 2/2023, version du 7 octobre 2024, points 47 à 55.
Réserve : Portée technique uniquement. Ne vise pas ce produit nommément.
- CEPD/EDPB : Guidelines 2/2023 on Technical Scope of Art. 5(3) of ePrivacy Directive Version 2.0, adoptée le 7 octobre 2024. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. La CNIL indique que le retrait du consentement impose de faire cesser les lectures ou écritures concernées, ce qui peut nécessiter de désactiver les requêtes vers les domaines tiers associés aux cookies.
Portée : Foire aux questions, question 29.
Réserve : La question vise le retrait et les cookies tiers ; son application à ces envois reste à instruire.
- CNIL : Questions-réponses sur les lignes directrices modificatives et la recommandation « cookies et autres traceurs » de la CNIL date de page non relevée. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. La CNIL a sanctionné FNAC le 22 octobre 2026 pour un traceur d’application mobile passant par des requêtes API vers un domaine tiers, sans lien avec Consent Mode.
Portée : Communiqué du 29 octobre 2026.
Réserve : Les requêtes contenaient un identifiant attribué à l’utilisateur, ce qui peut différer des envois décrits par Google.
- CNIL : Cookies et application mobile : sanctions de 7 millions d'euros à l'encontre des sociétés FNAC DARTY PARTICIPATIONS ET SERVICES et FNAC DIRECT 29 octobre 2026 ; décision du 22 octobre 2026. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. L’annuaire de partenaires de Google présente des niveaux Gold, Silver et Bronze pour le mode Consentement et la gestion des balises.
Portée : Annuaire lu le 5 novembre 2026.
Réserve : Aucun critère juridique lu dans ces niveaux.
- Google : Unlocking the full value of Consent Mode with partner support non datée sur la trace ; HTTP browser. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. Selon leurs éditeurs, Consent Mode figure dans Axeptio Free, Cookiebot Free et tarteaucitron.js.
Portée : Pages tarifaires et dépôt.
Réserve : Aucun essai.
- Axeptio : Pricing | Axeptio non datée sur la trace ;. Lu le 5 novembre 2026. Déclaration de l’éditeur.
- Usercentrics (Cookiebot) : Cookiebot Pricing and Plans - CMP Solution - Cookiebot™ non datée sur la trace ;. Lu le 5 novembre 2026. Déclaration de l’éditeur.
- Amauri Champeaux (dépôt GitHub) : GitHub - AmauriC/tarteaucitron.js: Open-source JavaScript cookie consent manager for GDPR / RGPD. Customizable banner, service-level controls and Google Consent non datée sur la trace ;. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Notre avis. Partir du mode de base et réserver le mode avancé à une analyse écrite est un avis de cette page.
Portée : Organisations qui utilisent des balises Google.
Réserve : L’enjeu de mesure peut justifier un autre arbitrage.
Daté du 5 novembre 2026.
Notre méthode. Le test réseau proposé constate des envois et ne les qualifie pas en droit.
Portée : Site web, depuis un ordinateur.
Réserve : À refaire après tout changement de balise.
Daté du 5 novembre 2026.