Les clauses types suffisent-elles pour vos contrats de sous-traitance ?
Pour qui : Vous êtes juriste ou responsable administratif d’une PME et vous devez encadrer vos prestataires qui traitent des données pour vous. Vous hésitez entre partir des clauses publiques, payer un modèle ou un outil.
Oui comme base. La Commission européenne a publié le 4 juin 2021 des clauses types entre responsable de traitement et sous-traitant, gratuites. La CNIL écrit qu’elles intègrent les dispositions obligatoires de l’article 28. Vous n’êtes pas tenu de les utiliser : un autre contrat convient s’il contient tous les éléments requis.
N’achetez pas un outil pour ce besoin. Un outil de gestion de contrats peut suivre des signatures et des dates. Il ne décrit pas votre traitement à votre place, et c’est ce qui prend du temps dans les annexes.
Notre avis
Oui comme base. Les clauses de la Commission de juin 2021 couvrent les mentions obligatoires, selon la CNIL. Le temps se passe sur les annexes, et un logiciel de contrats ne les remplira pas.
Pourquoi
- La CNIL indique que ces clauses intègrent les dispositions obligatoires de l’article 28 et fournissent un support utile.
- Vous pouvez les inclure dans un contrat plus large, sans les modifier, sauf les annexes.
- L’article 28 n’impose pas ces clauses : un contrat qui contient tous les éléments requis convient aussi.
Ce qui change le choix
Le prestataire impose son modèle : passez à la vérification article par article. Transfert hors de l’Union : il faut les clauses dédiées aux transferts. Signatures et mises à jour qui se perdent : voyez le suivi, sans toucher au contenu du contrat.
L’ordre à suivre
- Vous rédigez le contrat : partez des clauses de la Commission et remplissez les annexes.
- Le prestataire impose son contrat : vérifiez les mentions de l’article 28.
- Plusieurs dizaines de contrats à signer et à suivre : ajoutez un suivi, sans changer de base contractuelle.
Trois règles de manipulation à connaître
Vous ne modifiez pas les clauses : les parties s’y engagent, sauf pour ajouter ou mettre à jour les informations des annexes. Vous pouvez les inclure dans un contrat plus large ou ajouter des garanties, à condition de ne pas les contredire. Elles ne servent pas aux transferts hors de l’Union, qui ont leurs propres clauses types.
Partez de ces clauses de 2021, et non de l’exemple que la CNIL a publié en 2017 : il a été rédigé dans l’attente de ces clauses. La page de la Commission propose une version Word et une foire aux questions, publiées le 25 mai 2022.
Le prestataire impose son contrat : la liste à vérifier
C’est le cas où les clauses ne vous servent pas. Comparez son contrat à l’article 28, paragraphe 3. Le texte lui demande de définir l’objet, la durée, la nature et la finalité du traitement, le type de données, les catégories de personnes, et les droits et obligations du responsable. Puis il exige ces engagements du sous-traitant.
| Point | Le sous-traitant s’engage à | Question à se poser |
|---|---|---|
| a | Traiter sur instruction documentée, y compris pour les transferts | Où sont écrites vos instructions ? |
| b | Soumettre ses personnes à la confidentialité | Le contrat le dit-il expressément ? |
| c | Prendre les mesures de sécurité de l’article 32 | Une annexe décrit-elle ces mesures ? |
| d | Respecter les règles pour recruter un autre sous-traitant | Autorisation spécifique ou générale, et comment êtes-vous prévenu ? |
| e | Aider à répondre aux demandes de droits | Sous quel délai, avec votre délai d’un mois en tête ? |
| f | Aider pour la sécurité, les violations et les analyses d’impact | Le délai d’alerte en cas de violation figure-t-il ? |
| g | Supprimer ou renvoyer les données à la fin, selon votre choix | Le choix vous appartient-il bien ? |
| h | Fournir les informations de preuve et permettre les audits | Un audit reste-t-il possible en pratique ? |
Le suivi des signatures n’appelle pas forcément un achat
Aucune ressource publique lue ne suit les signatures ni les renouvellements. Pour quelques contrats, une colonne dans votre fichier de prestataires suffit. Plusieurs dizaines de contrats à suivre peuvent justifier un outil ; ce repère est le nôtre.
Limites de cette page
Le texte des clauses n’a pas pu être lu : le lien de la Commission a renvoyé une page de sélection de langue, et EUR-Lex répond par un contrôle automatique. Ce que nous en disons vient de la CNIL. Lisez le texte avant signature. Si le prestataire refuse des points essentiels sur un traitement sensible, l’enjeu justifie un conseil.
Prochaine action
Comparez un contrat existant aux huit points de l’article 28, paragraphe 3, et notez chaque absence. Si vous rédigez un nouveau contrat, partez des clauses de la Commission. Si des données sortent de l’Union, utilisez les clauses dédiées aux transferts.
Preuves et sources
Lu le 5 novembre 2026 : l’article 28 du RGPD dans le texte publié par la CNIL ; la page CNIL sur les clauses types, datée du 30 juin 2021 ; la page de la Commission européenne qui liste ces clauses ; l’exemple de clauses de la CNIL de 2017. Le texte des clauses lui-même n’a pas pu être lu.
Chaque élément ci-dessous dit s’il s’agit d’un fait lu dans une source, d’une déclaration d’éditeur, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Aucun outil n’a été testé. Notre méthode
Fait lu. L’article 28 du RGPD prévoit que le contrat peut être fondé, en tout ou en partie, sur des clauses contractuelles types, et la Commission européenne a publié le 4 juin 2021 ses clauses entre responsables de traitement et sous-traitants.
Portée : Article 28, paragraphes 6 à 8 ; page CNIL ; page de la Commission.
Réserve : Texte des clauses non lu.
- CNIL : CHAPITRE IV - Responsable du traitement et sous-traitant | CNIL Lu le 5 novembre 2026. Reproduction par un tiers, à confirmer sur le texte officiel.
- CNIL : Clauses contractuelles types entre responsable de traitement et sous-traitant | CNIL Page datée du 30 juin 2021. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- Commission européenne : Standard contractual clauses for controllers and processors in the EU/EEA - European Commission 4 juin 2021. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. Selon la CNIL, ces clauses intègrent les dispositions obligatoires de l’article 28 et n’ont pas à être utilisées si le contrat contient tous les éléments requis.
Portée : Page CNIL datée du 30 juin 2021.
Réserve : Présentation de la CNIL.
- CNIL : Clauses contractuelles types entre responsable de traitement et sous-traitant | CNIL Page datée du 30 juin 2021. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. Selon la CNIL, les parties s’engagent à ne pas modifier les clauses, sauf pour les annexes, peuvent les inclure dans un contrat plus large ou ajouter des garanties qui ne les contredisent pas, et ces clauses ne servent pas aux transferts du chapitre V.
Portée : Page CNIL datée du 30 juin 2021.
Réserve : Texte des clauses non lu.
- CNIL : Clauses contractuelles types entre responsable de traitement et sous-traitant | CNIL Page datée du 30 juin 2021. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. L’article 28, paragraphe 3, impose un contrat qui définit l’objet, la durée, la nature et la finalité du traitement, le type de données, les catégories de personnes et les droits et obligations du responsable, et qui prévoit huit engagements du sous-traitant, points a à h.
Portée : Texte publié par la CNIL, résumé point par point dans le tableau.
Réserve : Le tableau résume : reportez-vous au texte. Les questions sont les nôtres.
- CNIL : CHAPITRE IV - Responsable du traitement et sous-traitant | CNIL Lu le 5 novembre 2026. Reproduction par un tiers, à confirmer sur le texte officiel.
Fait lu. L’exemple de clauses publié par la CNIL en 2017 a été rédigé dans l’attente de clauses types publiées depuis.
Portée : Pages CNIL de 2017 et 2021.
Réserve : La page de 2017 reste en ligne.
- CNIL : Sous-traitance : Exemple de clauses | CNIL Page datée du 4 octobre 2017. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- CNIL : Clauses contractuelles types entre responsable de traitement et sous-traitant | CNIL Page datée du 30 juin 2021. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. La page de la Commission liste une version Word des clauses et une foire aux questions, datées du 25 mai 2022, en anglais sur la page lue.
Portée : Page de la Commission lue le 5 novembre 2026.
Réserve : La CNIL signale aussi une version française en lien, non ouverte.
- Commission européenne : Standard contractual clauses for controllers and processors in the EU/EEA - European Commission 4 juin 2021. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Notre avis. Dans ce que nous avons lu le 5 novembre 2026, aucune ressource publique ne suit les signatures de contrats ; préférer les clauses gratuites à un outil pour rédiger, et le repère de plusieurs dizaines de contrats, sont notre avis.
Portée : PME qui encadre ses prestataires.
Réserve : Aucun outil de gestion de contrats n’a été essayé.
- CNIL : Clauses contractuelles types entre responsable de traitement et sous-traitant | CNIL Page datée du 30 juin 2021. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.