Faut-il un outil pour gérer les violations de données ?
Pour qui : Vous êtes référent et vous voulez être prêt pour une fuite, une perte ou une erreur d’envoi de données, sans investir dans un logiciel avant d’avoir vécu un incident.
Non pour une petite structure aux incidents rares. Il vous faut trois choses gratuites : un registre interne, la trame préparatoire de la CNIL et son téléservice. Un outil se justifie quand plusieurs sites ou plusieurs incidents doivent se coordonner.
Un achat ne réglera pas le plus difficile : savoir qui alerte, qui décide et à quelle heure commence le décompte. Au-delà de 72 heures, la notification doit préciser les motifs du retard.
Notre avis
Non, si vos incidents sont rares et si votre structure tient sur un site. Préparez une trame et un registre, puis exercez-vous. L’article 33 impose de documenter chaque violation, sans fixer de support. La CNIL recommande d’en faire un registre interne, et aucun logiciel n’est exigé.
Pourquoi
- L’article 33 demande de documenter chaque violation, notifiée ou non : faits, effets, mesures prises.
- Hors problème technique constaté par la CNIL, une notification hors de son téléservice est refusée : aucun outil ne vous en dispense.
- Le temps se perd entre la découverte et la décision, ce qu’un exercice montre sans rien coûter.
Ce qui change le choix
Deux incidents ouverts en même temps, des sites qui font remonter l’alerte trop tard, ou un exercice raté deux fois de suite sur la coordination. Ces repères sont les nôtres, sans valeur légale.
L’ordre à suivre
- Incidents rares, un seul site : trame préparée, registre écrit d’avance, exercice.
- Plusieurs sites, ou incidents qui se chevauchent : testez un outil pour coordonner.
- Personne pour décider en cas d’incident : réglez ce point avant tout achat.
Les trois pièces à préparer avant l’incident
Selon la CNIL, le récapitulatif de la notification répond à l’obligation de documentation pour cet incident. Le registre sert donc d’abord aux incidents non notifiés : votre raisonnement doit y rester écrit.
| Pièce | Ce qu’elle fait | Ce qu’elle ne fait pas |
|---|---|---|
| Registre interne, à créer | Garde toutes les violations, notifiées ou non | Aucun modèle public dédié trouvé dans ce que nous avons lu |
| Trame de la CNIL, juillet 2023 | Prépare les réponses, se partage en interne | Ne remplace pas le téléservice |
| Téléservice de la CNIL | Reçoit la notification, complète ou en deux temps | Ne décide pas du risque, ne garde pas vos violations non notifiées |
Une ligne de registre pour chaque incident
Reprenez ce que la CNIL demande de documenter : nature de la violation, catégories et nombre approximatif de personnes et d’enregistrements, conséquences probables, mesures prises ou envisagées. Ajoutez, selon notre avis, l’heure de prise de connaissance, la décision de notifier ou non, son motif et son auteur. En cas de doute, la CNIL conseille de notifier.
L’exercice de trente minutes
Ce format est notre proposition, avec les personnes qui seraient réellement appelées.
- Annoncez un cas fictif : un courriel envoyé au mauvais destinataire avec une liste de salariés. Notez l’heure de départ.
- Demandez qui reçoit l’alerte, et par quel canal. Si personne ne sait, écrivez la règle et diffusez-la, prestataires inclus.
- Faites remplir la trame et une ligne de registre. Chaque réponse introuvable va sur votre liste de travail.
- Faites décider : notifier ou non, informer ou non les personnes. Nommez un remplaçant et notez le temps écoulé.
Les signaux qui justifient un outil
Regardez ce qui a cassé pendant l’exercice ou un incident réel. Un problème d’alerte se règle par une consigne. Une information dispersée entre plusieurs sites, ou deux incidents suivis dans le même fichier, relèvent de la coordination : là, un outil change quelque chose. Madis annonce un registre des violations, à héberger vous-même ; l’offre gratuite de Witik affiche 10 incidents par an. Aucun n’a été essayé.
Un sous-traitant doit vous prévenir dans les meilleurs délais : vérifiez qu’il a le bon contact.
Deux textes en discussion qui ne changent pas votre préparation aujourd’hui
Le Comité européen a soumis un modèle commun de notification à consultation jusqu’au 5 août 2026 et décidera ensuite du calendrier de mise en œuvre : il n’est pas applicable en France d’après ce que nous avons lu. Le projet Digital Omnibus réserverait la notification au risque élevé, sous 96 heures. Au 5 novembre 2026, il n’est pas adopté : 72 heures et le seuil de risque actuel restent le droit.
Limites de cette page
Aucun outil n’a été essayé, et les repères de bascule n’ont pas été éprouvés. La trame a été lue dans son introduction. Pour une violation réelle aux conséquences lourdes, un avis juridique peut se justifier : cette page ne qualifie aucun cas.
Prochaine action
Écrivez la trame et le registre, puis faites un exercice de trente minutes avec les personnes réellement appelées. Si l’alerte arrive de plusieurs sites, recommencez avec un site distant avant de comparer un outil.
Preuves et sources
Lu le 5 novembre 2026 : l’article 33 du RGPD dans le texte publié par la CNIL ; la page CNIL sur la notification, datée du 24 mai 2018 ; sa trame de juillet 2023 ; la fiche 19 de son guide de sécurité ; les pages du Comité européen sur le modèle commun de notification ; la documentation de Madis et les tarifs de Witik.
Chaque élément ci-dessous dit s’il s’agit d’un fait lu dans une source, d’une déclaration d’éditeur, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Aucun outil n’a été testé. Notre méthode
Fait lu. L’article 33 du RGPD impose au responsable de documenter toute violation, en indiquant les faits, ses effets et les mesures prises, de sorte que l’autorité puisse vérifier le respect de cet article.
Portée : Article 33, paragraphe 5, texte publié par la CNIL.
Réserve : Numéro de paragraphe rétabli d’après l’ordre du texte. Le texte n’impose aucun support.
- CNIL : CHAPITRE IV - Responsable du traitement et sous-traitant | CNIL Lu le 5 novembre 2026. Reproduction par un tiers, à confirmer sur le texte officiel.
Fait lu. Le responsable notifie la violation à l’autorité dans les meilleurs délais et, si possible, 72 heures au plus tard après en avoir pris connaissance, sauf si elle n’est pas susceptible d’engendrer un risque ; passé 72 heures, la notification est accompagnée des motifs du retard.
Portée : Article 33, paragraphe 1, droit en vigueur au 5 novembre 2026.
Réserve : Le point de départ s’apprécie selon les faits.
- CNIL : CHAPITRE IV - Responsable du traitement et sous-traitant | CNIL Lu le 5 novembre 2026. Reproduction par un tiers, à confirmer sur le texte officiel.
Déclaration de l’éditeur. Selon la CNIL, toute notification passe par son téléservice ; en dehors d’un problème technique constaté par elle, les notifications adressées autrement sont refusées, et sa trame ne sert qu’à préparer la notification ou à la partager en interne.
Portée : Trame de juillet 2023, page datée du 24 mai 2018.
Réserve : La CNIL signale des différences marginales entre trame et formulaire.
- CNIL : Violation de données personnelles - Document d'aide à la préparation d'une notification Juillet 2023. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- CNIL : Notifier une violation de données personnelles | CNIL Page datée du 24 mai 2018. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. La CNIL indique que le document récapitulatif de la notification permet de répondre à l’obligation de documentation interne, liste les éléments à documenter et conseille de notifier en cas de doute.
Portée : Page CNIL datée du 24 mai 2018.
Réserve : Page ancienne, mais lue le 5 novembre 2026.
- CNIL : Notifier une violation de données personnelles | CNIL Page datée du 24 mai 2018. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. Le guide de sécurité de la CNIL demande de tenir un registre interne de toutes les violations.
Portée : Fiche 19 du guide de sécurité.
Réserve : Préconisation de la CNIL, qui ne fournit pas ce registre.
- CNIL : Guide pratique RGPD - Sécurité des données personnelles (Version 2024*) Version 2024, mise à jour 2026, PDF créé le 6 mai 2026. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. Le sous-traitant notifie au responsable toute violation dans les meilleurs délais après en avoir pris connaissance.
Portée : Article 33, paragraphe 2.
Réserve : Texte reproduit par la CNIL.
- CNIL : CHAPITRE IV - Responsable du traitement et sous-traitant | CNIL Lu le 5 novembre 2026. Reproduction par un tiers, à confirmer sur le texte officiel.
Déclaration de l’éditeur. Madis annonce un registre des violations, et l’offre Starter de Witik affiche jusqu’à 10 incidents par an avec le filtre PME et une entité, lu le 5 novembre 2026.
Portée : Documentation et page de tarifs des éditeurs.
Réserve : Aucun des deux n’a été essayé.
- Soluris (projet Madis) : Présentation — Documentation Madis date non trouvée sur les pages lues le 5 novembre 2026. Lu le 5 novembre 2026. Déclaration de l’éditeur.
- witik.io : Tarifs logiciel RGPD | Witik non trouvée. Lu le 5 novembre 2026. Déclaration de l’éditeur.
Fait lu. Le modèle commun de notification du Comité européen a été soumis à consultation du 10 juin au 5 août 2026, et le Comité décidera ensuite du calendrier de mise en œuvre par les autorités.
Portée : Page de consultation et reprise du communiqué par la CNIL.
Réserve : Modèle non applicable en France d’après les pages lues.
- Comité européen de la protection des données (EDPB) : Template for personal data breach notification | European Data Protection Board Consultation du 10 juin au 5 août 2026. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- CNIL (reprise d'un communiqué EDPB) : EDPB meets with EU Commissioner McGrath and adopts common data breach notification template | CNIL 10 juin 2026. Lu le 5 novembre 2026. Reproduction par un tiers, à confirmer sur le texte officiel.
Fait lu. Le projet Digital Omnibus, dans le mandat du Conseil du 21 octobre 2026, réserverait la notification à l’autorité au risque élevé et la porterait à 96 heures ; au 5 novembre 2026, il n’est pas adopté et la fiche du Parlement indique « Awaiting committee decision ».
Portée : PROJET, proposition de la Commission du 19 novembre 2025.
Réserve : Position du Parlement inconnue. Jusqu’à l’application d’un texte adopté, 72 heures et le seuil de risque restent le droit.
- Conseil de l'UE : 14756/26, Digital Omnibus, Mandate for negotiations with the European Parliament 22 octobre 2026. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- Parlement européen : Carriages preview | Legislative Train Schedule Mise à jour du 25 octobre 2026. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- Parlement européen : Procedure File: 2025/0360(COD) | Legislative Observatory | European Parliament Fiche lue le 5 novembre 2026. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Notre méthode. L’exercice de trente minutes, les colonnes ajoutées au registre et les repères de bascule sont des propositions de méthode, sans valeur légale.
Portée : Préparation d’une petite structure.
Réserve : À ajuster à la taille et au risque de l’organisme.
Daté du 5 novembre 2026.