Votre bandeau permet-il de refuser aussi simplement ?
Pour qui : Votre bandeau est en ligne, géré par une plateforme ou une agence. Vous voulez vérifier sans attendre qu’un visiteur peut refuser aussi facilement qu’il accepte, et que ce refus produit un effet.
Il doit le permettre : refuser doit être aussi simple qu’accepter. Si l’acceptation tient en un clic et que le refus passe par « personnaliser », votre bandeau est dans le cas que la CNIL a sanctionné en procédure simplifiée.
Notre conseil : un bouton « Tout refuser » au premier niveau. D’autres solutions restent possibles, comme le silence clairement annoncé, mais ce bouton vous évite de discuter leur équivalence. Vérifiez aussi sur téléphone : une plateforme ne règle pas votre bandeau à votre place, et un bouton peut être présent sans rien couper.
Notre avis
Mettez un bouton de refus au premier niveau, à côté du bouton d’acceptation et sous la même forme. Les modalités restent libres d’après la CNIL tant que refuser est aussi simple, mais c’est la voie la plus sûre depuis la formule de son communiqué du 6 juillet 2026. Ensuite, testez sur téléphone ce que le refus fait réellement.
Pourquoi
- Le communiqué du 6 juillet 2026 écrit que si un site permet d’accepter tous les cookies en un clic, il doit aussi permettre de tous les refuser en un clic. Passer par « personnaliser » a été sanctionné.
- La foire aux questions répond « oui, ou à défaut une autre solution permettant de refuser aussi aisément » : deux textes de la même autorité laissent donc une marge inégale. Nous choisissons celle qui ne vous expose pas à ce débat.
- Le 1er septembre 2025 pour SHEIN et le 20 novembre 2025 pour Condé Nast, la CNIL a constaté de nouveaux traceurs malgré un clic sur « Tout refuser ». Le bouton ne suffit donc pas.
- La présence d’une plateforme ne vaut pas réglage : l’éditeur qui confie ses traceurs à un tiers reste responsable de traitement.
Ce qui change le choix
Une alternative aussi simple et clairement annoncée, comme « Continuer sans accepter », reste défendable si votre interface le justifie. Un refus qui demande deux actions alors que l’acceptation en demande une sort de ce cadre.
L’ordre à suivre
- Bouton « Tout refuser » au premier niveau, au même niveau et sous la même forme que « Tout accepter ».
- « Continuer sans accepter » visible sur la fenêtre, clairement indiqué, avec un effet réel.
- Silence ou fermeture de la fenêtre valant refus, seulement si c’est écrit sur celle-ci et si elle disparaît vite.
Quatre textes, dans l’ordre où ils vous engagent
La règle de même simplicité est commune à tous. La différence porte sur la force du bouton de premier niveau. Ces documents n’ont pas la même nature : les lignes directrices rappellent le droit, et la recommandation donne des exemples sans être prescriptive.
| Document et date | Ce qu’il dit | Ce que nous en faisons |
|---|---|---|
| Lignes directrices, 17 septembre 2020, point 30 | Le refus peut se déduire du silence ou doit se traduire par une action de même simplicité. | Règle de base. |
| Recommandation consolidée, publiée le 16 janvier 2026, section 2.3 | Recommande fortement un refus sur le même écran et avec la même facilité. Admet la fermeture de la fenêtre ou l’absence d’interaction si c’est clairement indiqué sur celle-ci. | Le silence reste possible, avec ces conditions. |
| Foire aux questions, questions 36 à 39, page du 29 avril 2026 | « Oui, ou à défaut une autre solution » pour le bouton « Tout refuser ». Un refus en deux clics face à une acceptation en un clic tend à biaiser le choix. | Le bouton est la solution de référence, sans monopole. |
| Communiqué sur 23 sanctions simplifiées, 6 juillet 2026 | Un clic pour tout accepter appelle un clic pour tout refuser. Amendes prononcées pour un refus passant par « personnaliser ». | La formule la plus ferme, et la raison de notre conseil. En procédure simplifiée, la CNIL ne peut pas divulguer le nom des organismes sanctionnés. |
Le test sur téléphone, en cinq gestes
Commencez par le téléphone : sur un écran étroit, un bouton de refus peut n’apparaître qu’après avoir fait défiler la page. Faites ce test en navigation privée, sur votre page la plus visitée. Les seuils sont les nôtres.
- Comptez les actions pour accepter, puis pour refuser, depuis l’arrivée. Plus d’actions pour refuser : corrigez d’abord cela.
- Regardez si le refus apparaît sans faire défiler, avec la même taille et la même lisibilité. La CNIL recommande des boutons de même taille et mis en évidence de manière identique. Le design reste libre s’il ne cherche pas à tromper.
- Si votre bandeau repose sur le silence ou la fermeture, lisez la fenêtre. L’effet doit être écrit dessus, et le message doit disparaître après un laps de temps court.
- Refusez, parcourez trois pages, puis comparez avec le relevé de vos traceurs. Un nouveau dépôt ou une lecture soumise au consentement après le refus demande une correction immédiate.
- Acceptez dans une autre session, puis cherchez comment retirer ce choix. Retirer doit être aussi simple que consentir : un lien ou une icône accessibles à tout moment, et un retrait qui coupe les requêtes concernées.
Ce que la plateforme fait, et ce qu’elle vous laisse
Une plateforme fournit des modèles de bandeau et un mécanisme de blocage déclaré. Le choix du modèle, les catégories, les balises rattachées et la version en ligne restent de votre côté. Après chaque changement de thème, de plateforme ou de balise, refaites le test.
Demandez à votre prestataire une capture datée de la version en ligne : la recommandation de la CNIL cite la capture d’écran horodatée parmi les preuves possibles. Elle vaut mieux qu’une affirmation générale de l’éditeur sur la conformité de son bandeau.
Et le projet européen de refus en un clic ?
Le mandat du Conseil de l’Union du 21 octobre 2026 sur le Digital Omnibus prévoit un refus par un bouton en un clic ou un moyen équivalent, et aucune nouvelle demande pendant au moins quatre mois après un refus. Ce texte est un projet non adopté au 5 novembre 2026, et la position du Parlement européen n’est pas établie. Il ne s’applique pas : le droit en vigueur reste l’article 82, éclairé par la doctrine ci-dessus.
Limites de cette page
Nous n’avons lu aucune délibération de procédure simplifiée, et ne savons donc pas si un silence bien annoncé y a été examiné. Dans ces dossiers, la CNIL ne peut pas divulguer le nom de l’organisme sanctionné. Nous n’avons testé aucun bandeau ni aucune plateforme. Pour un litige ou une mise en demeure en cours, faites relire votre interface par un conseil.
Prochaine action
Prenez votre téléphone, ouvrez votre site en navigation privée et comptez les actions pour accepter et pour refuser. S’il y a un écart, demandez un bouton de refus au premier niveau. Si votre bandeau repose sur le silence ou la fermeture, vérifiez d’abord que c’est écrit sur la fenêtre, puis décidez si vous gardez ce choix.
Preuves et sources
Lu le 5 novembre 2026 : l’article 82 dans le texte publié par la CNIL ; le point 30 de ses lignes directrices du 17 septembre 2020 ; la section 2.3 de sa recommandation consolidée, publiée le 16 janvier 2026 ; les questions 19 et 36 à 39 de sa foire aux questions, datées du 29 avril 2026 ; le communiqué du 6 juillet 2026 sur 23 sanctions simplifiées ; ceux sur SHEIN et Condé Nast ; le mandat du Conseil de l’Union du 21 octobre 2026.
Chaque élément ci-dessous dit s’il s’agit d’un fait lu dans une source, d’une déclaration d’éditeur, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Aucun outil n’a été testé. Notre méthode
Déclaration de l’éditeur. Les lignes directrices de la CNIL du 17 septembre 2020 indiquent que le refus peut se déduire du silence, et que son expression ne doit nécessiter aucune démarche ou présenter le même degré de simplicité que le consentement.
Portée : Point 30.
Réserve : Doctrine de la CNIL.
- CNIL : Délibération n° 2020-091 du 17 septembre 2020 portant adoption de lignes directrices relatives à l'application de l'article 82 17 septembre 2020. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. La recommandation consolidée de la CNIL, publiée le 16 janvier 2026, recommande fortement un refus accessible sur le même écran et avec la même facilité que le consentement, et admet la fermeture de la fenêtre ou l’absence d’interaction si cette possibilité est clairement indiquée sur la fenêtre.
Portée : Section 2.3. La recommandation n’est pas prescriptive.
Réserve : Exemples de modalités pratiques.
- CNIL : Recommandation proposant des modalités pratiques de mise en conformité en cas de recours aux « cookies et autres traceurs » Version consolidée publiée le 16 janvier 2026 (délibérations 2020-092 et 2025-131). Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. À la question de savoir si un bouton « Tout refuser » au même niveau et dans les mêmes formes que « Tout accepter » est obligatoire, la foire aux questions de la CNIL répond « Oui, ou à défaut une autre solution permettant de refuser aussi aisément qu’accepter », en admettant le silence et une action de même simplicité.
Portée : Question 37.
Réserve : Page datée du 29 avril 2026.
- CNIL : Questions-réponses sur les lignes directrices modificatives et la recommandation « cookies et autres traceurs » de la CNIL date de page non relevée. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. Le communiqué de la CNIL du 6 juillet 2026 indique que si un site présente un moyen d’accepter tous les cookies en un clic, il doit aussi permettre de tous les refuser en un clic, et rapporte des amendes pour des refus passant par « personnaliser ».
Portée : 23 sanctions en procédure simplifiée depuis janvier 2026.
Réserve : Délibérations non lues ; en procédure simplifiée, la CNIL ne peut pas divulguer le nom de l’organisme sanctionné. L’écart avec la foire aux questions reste non résolu dans les textes lus.
- CNIL : La CNIL a prononcé 23 nouvelles sanctions depuis janvier au titre de la procédure simplifiée 06 juillet 2026. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Notre avis. Un bouton de refus au premier niveau est la voie la plus sûre, bien que d’autres modalités de même simplicité restent admises par la recommandation et la foire aux questions.
Portée : Tout bandeau de recueil du consentement.
Réserve : Avis fondé sur l’écart entre ces documents.
- CNIL : Recommandation proposant des modalités pratiques de mise en conformité en cas de recours aux « cookies et autres traceurs » Version consolidée publiée le 16 janvier 2026 (délibérations 2020-092 et 2025-131). Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- CNIL : Questions-réponses sur les lignes directrices modificatives et la recommandation « cookies et autres traceurs » de la CNIL date de page non relevée. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- CNIL : La CNIL a prononcé 23 nouvelles sanctions depuis janvier au titre de la procédure simplifiée 06 juillet 2026. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. La CNIL a constaté, dans ses décisions SHEIN du 1er septembre 2025 et Condé Nast du 20 novembre 2025, que de nouveaux traceurs étaient déposés et d’autres lus après un clic sur « Tout refuser » ou un retrait.
Portée : Communiqués du 3 septembre et du 27 novembre 2025.
Réserve : Amendes de 150 millions d’euros et de 750 000 euros, liées au contexte de chaque société, non transposables.
- CNIL : Cookies déposés sans consentement : la CNIL sanctionne SHEIN d'une amende de 150 millions d'euros 03 septembre 2025 ; décision du 1er septembre 2025. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- CNIL : Cookies déposés sans consentement : la CNIL sanctionne la société éditrice du site « vanityfair.fr » d'une amende de 750 000 euros 27 novembre 2025 ; décision du 20 novembre 2025. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. La CNIL recommande que les boutons utilisent la même taille et soient mis en évidence de manière identique, et laisse le design à l’appréciation de l’éditeur s’il ne cherche pas à tromper ni à rendre le refus plus complexe.
Portée : Recommandation, section 2.3 ; question 39.
Réserve : Recommandation.
- CNIL : Recommandation proposant des modalités pratiques de mise en conformité en cas de recours aux « cookies et autres traceurs » Version consolidée publiée le 16 janvier 2026 (délibérations 2020-092 et 2025-131). Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- CNIL : Questions-réponses sur les lignes directrices modificatives et la recommandation « cookies et autres traceurs » de la CNIL date de page non relevée. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. La CNIL recommande que, lorsque le refus peut résulter de la poursuite de la navigation, le message disparaisse au bout d’un laps de temps court.
Portée : Recommandation, section 2.3.
Réserve : Aucune durée chiffrée.
- CNIL : Recommandation proposant des modalités pratiques de mise en conformité en cas de recours aux « cookies et autres traceurs » Version consolidée publiée le 16 janvier 2026 (délibérations 2020-092 et 2025-131). Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. Il doit être aussi simple de retirer son consentement que de le donner, et le retrait impose de faire cesser les lectures et écritures concernées, ce qui peut nécessiter de désactiver des requêtes vers les domaines tiers associés.
Portée : Lignes directrices, point 31 ; questions 28 et 29.
Réserve : La responsabilité de l’éditeur se limite aux opérations effectuées depuis son site, selon la question 29.
- CNIL : Délibération n° 2020-091 du 17 septembre 2020 portant adoption de lignes directrices relatives à l'application de l'article 82 17 septembre 2020. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- CNIL : Questions-réponses sur les lignes directrices modificatives et la recommandation « cookies et autres traceurs » de la CNIL date de page non relevée. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. Selon les lignes directrices de la CNIL, l’éditeur qui dépose des traceurs reste responsable de traitement même s’il sous-traite leur gestion.
Portée : Point 34.
Réserve : D’autres acteurs peuvent aussi être responsables.
- CNIL : Délibération n° 2020-091 du 17 septembre 2020 portant adoption de lignes directrices relatives à l'application de l'article 82 17 septembre 2020. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. La recommandation de la CNIL cite, parmi les modalités non exclusives de preuve, la capture d’écran horodatée du rendu visuel pour chaque version du site ou de l’application.
Portée : Section 4.
Réserve : Liste non exclusive.
- CNIL : Recommandation proposant des modalités pratiques de mise en conformité en cas de recours aux « cookies et autres traceurs » Version consolidée publiée le 16 janvier 2026 (délibérations 2020-092 et 2025-131). Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. Le mandat du Conseil du 21 octobre 2026 sur le Digital Omnibus prévoit un refus par un bouton en un clic ou un moyen équivalent et aucune nouvelle demande pendant au moins quatre mois après un refus ; le texte n’est pas adopté au 5 novembre 2026, et la fiche du Parlement européen indique « Awaiting committee decision ».
Portée : PROJET, document 14756/26, article 5(2), pages 156 à 158 lues en rendu.
Réserve : Position de négociation d’une seule institution, sans effet en droit au 5 novembre 2026.
- Conseil de l'UE : 14756/26, Digital Omnibus, Mandate for negotiations with the European Parliament 22 octobre 2026. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- Parlement européen : Procedure File: 2025/0360(COD), Legislative Observatory lue le 5 novembre 2026. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Notre méthode. Le test sur téléphone et l’ordre des gestes sont une méthode proposée par cette page, sans valeur légale.
Portée : Bandeaux de sites web.
Réserve : Un test ponctuel ne couvre pas toutes les versions du site.
Daté du 5 novembre 2026.