Combien de temps garder le choix et la preuve du consentement ?
Pour qui : Vous configurez votre plateforme de consentement ou reprenez un bandeau existant. Elle vous demande une durée, un prestataire annonce une conservation en mois, et vous ne savez pas si tout cela désigne la même chose.
Pour le choix du visiteur, partez de six mois : la CNIL y voit de manière générale une bonne pratique, à apprécier au cas par cas, valable aussi bien pour l’acceptation que pour le refus. Elle recommande aussi de redemander le consentement à intervalles appropriés.
Pour la preuve, nous n’avons trouvé aucune durée dans les textes lus. La règle est que vous devez pouvoir démontrer à tout moment un consentement valable. Fixez donc votre durée, écrivez-la, et vérifiez que vous pouvez récupérer ces éléments sans dépendre de votre contrat.
Notre avis
Réglez le choix du visiteur sur six mois, sauf raison écrite de faire autrement : c’est la bonne pratique indiquée par la CNIL, sans être une durée légale. Pour la preuve, aucun délai n’est fixé dans ce que nous avons lu : gardez, pour chaque version de bandeau, de quoi montrer ce que le visiteur a vu, tant qu’un consentement recueilli avec elle peut encore être invoqué.
Pourquoi
- Dans sa recommandation consolidée, publiée le 16 janvier 2026, la CNIL considère que conserver le consentement et le refus pendant 6 mois constitue de manière générale une bonne pratique, et demande une appréciation au cas par cas.
- Le point 29 de ses lignes directrices rappelle que l’article 7 du RGPD impose de pouvoir prouver le recueil valable à tout moment. Aucune durée n’y figure.
- Les quatre modalités citées par la CNIL, à titre non exclusif, visent votre dispositif : code, capture d’écran, audit, configurations successives. Aucune d’elles n’est un journal par visiteur.
- L’export se teste avant le besoin : une preuve dont l’accès dépend d’un contrat en cours se perd avec lui.
Ce qui change le choix
Le partage du consentement entre plusieurs responsables change le besoin : quand un tiers invoque un consentement recueilli par un autre, la CNIL estime qu’une clause seule ne suffit pas, et recommande de mettre la preuve à disposition. En cas de litige ou de plainte, notre conseil est de ne pas purger ce qui peut servir à vous défendre.
L’ordre à suivre
- Choix du visiteur : six mois par défaut, en justifiant tout écart.
- Preuve du dispositif : capture et configuration datées de chaque version, conservées au moins aussi longtemps que les consentements qu’elle couvre restent invoqués.
- Journal individuel : si vous devez montrer le choix d’une personne, par exemple pour un tiers, avec une durée écrite et sans identité en clair.
Trois durées qu’une même plateforme peut afficher
Une interface peut parler de « durée de consentement », de « journal » et de « durée du cookie ». Il s’agit de questions distinctes, et le repère des treize mois ne s’applique pas à la première.
| Durée | Repère lu | Statut | Réglage conseillé |
|---|---|---|---|
| Validité du choix : quand redemander au visiteur | 6 mois, pour le consentement et le refus | Bonne pratique selon la CNIL, au cas par cas. Durée légale : aucune. | 6 mois, sauf raison écrite. |
| Preuve du dispositif et des consentements | Aucune durée dans les textes lus | Capacité à démontrer à tout moment (article 7 du RGPD, point 29). | Durée fixée par vous et écrite. Notre repère : au moins la durée de validité du choix, plus la marge de votre organisation pour répondre à une demande. |
| Traceur de mesure d’audience exempté | 13 mois sans prorogation, informations gardées 25 mois au plus | Recommandation de la CNIL pour ces seuls traceurs. | Ne l’appliquez pas aux traceurs soumis au consentement par analogie. |
Une preuve porte d’abord sur ce que le visiteur a vu
La CNIL recommande notamment, sans exclusivité : le dépôt ou le condensat horodaté du code de recueil ; une capture d’écran horodatée pour chaque version du site ou de l’application ; des audits réguliers par des tiers mandatés ; la conservation horodatée, par l’éditeur de la plateforme, de ses configurations successives.
Notre conseil à une petite équipe : à chaque changement de bandeau, gardez une capture sur téléphone et sur ordinateur, avec la date et la configuration exportée. Exemple fictif : un bandeau change le 1er mars. Avec un choix valable six mois, des consentements recueillis la veille peuvent être invoqués jusqu’à fin août. La version de février doit donc rester disponible au moins jusque-là, plus votre marge.
Un journal individuel répond à un autre besoin : montrer le choix d’un visiteur donné. Si vous en tenez un, n’y mettez pas d’identité en clair. Pour un mécanisme multi-terminaux, la CNIL recommande de transmettre à la plateforme un identifiant technique plutôt que l’identifiant de compte. Le principe de limitation de la conservation de l’article 5 du RGPD s’applique si ces journaux contiennent des données personnelles.
Quatre questions à poser à votre éditeur
Les pages lues annoncent des réponses très différentes. consentmanager annonce un journal de chaque décision conservé 13 à 36 mois selon l’offre, Sirdata des preuves horodatées fournies sur demande, Cookiebot un export CSV de tous les consentements, et iubenda une preuve de consentement stockée. Nous n’avons pas trouvé de durée ni de modalité d’export de preuve sur la page Axeptio lue le 5 novembre 2026 : demandez-les.
- Que conservez-vous : choix individuel, version du bandeau, configuration ? Faites-le écrire, avec les champs exacts.
- Combien de temps, et selon quelle offre ? Comparez à la durée que vous avez fixée.
- Comment l’exporter, et sous quel délai ? Testez un export réel avant de signer ou de renouveler.
- Que devient la preuve à la résiliation ? Sans réponse claire, exportez et archivez vous-même avant la fin du contrat.
Le projet européen ne fixe pas ce délai aujourd’hui
Le mandat du Conseil du 21 octobre 2026 prévoit de ne pas redemander le consentement pendant au moins quatre mois après un refus. Ce projet n’est pas adopté au 5 novembre 2026 : ne réglez aucune durée sur ce fondement. Si le texte aboutit, cette page devra être revue.
Limites de cette page
Aucun texte lu ne fixe de durée de preuve : notre repère est un avis, et votre conseil peut en recommander une autre selon votre exposition à un litige. Nous n’avons essayé aucune plateforme, et les durées annoncées par les éditeurs ne sont pas vérifiées. La foire aux questions de la CNIL a été lue dans sa version du 29 avril 2026.
Prochaine action
Ouvrez la configuration de votre plateforme et notez la durée du choix réellement réglée. Écrivez votre durée de preuve, faites un export et archivez une capture datée du bandeau en ligne. Si vous partagez ce consentement avec des tiers, vérifiez qu’ils ont accès à la preuve et non à une simple clause.
Preuves et sources
Lu le 5 novembre 2026 : la recommandation consolidée de la CNIL publiée le 16 janvier 2026, sections 2.3 et 4 ; ses lignes directrices du 17 septembre 2020, points 29 et 30 ; sa foire aux questions, questions 21 et 35 ; l’article 5 du RGPD dans le texte publié par la CNIL ; le mandat du Conseil de l’Union du 21 octobre 2026 ; les pages tarifaires de consentmanager, Sirdata, Cookiebot et iubenda.
Chaque élément ci-dessous dit s’il s’agit d’un fait lu dans une source, d’une déclaration d’éditeur, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Aucun outil n’a été testé. Notre méthode
Déclaration de l’éditeur. La recommandation consolidée de la CNIL, publiée le 16 janvier 2026, considère de manière générale que conserver le consentement et le refus pendant une durée de 6 mois constitue une bonne pratique, la durée s’appréciant au cas par cas selon la nature du site et son audience.
Portée : Section 2.3 ; question 21.
Réserve : Bonne pratique, sans durée légale.
- CNIL : Recommandation proposant des modalités pratiques de mise en conformité en cas de recours aux « cookies et autres traceurs » Version consolidée publiée le 16 janvier 2026 (délibérations 2020-092 et 2025-131). Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- CNIL : Questions-réponses sur les lignes directrices modificatives et la recommandation « cookies et autres traceurs » de la CNIL date de page non relevée. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. La CNIL recommande de renouveler le recueil du consentement à des intervalles appropriés, tenant compte du contexte, de la portée du consentement initial et des attentes des utilisateurs.
Portée : Section 2.3.
Réserve : Aucun intervalle chiffré autre que le repère de 6 mois.
- CNIL : Recommandation proposant des modalités pratiques de mise en conformité en cas de recours aux « cookies et autres traceurs » Version consolidée publiée le 16 janvier 2026 (délibérations 2020-092 et 2025-131). Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. Les lignes directrices de la CNIL indiquent que l’article 7.1 du RGPD impose aux organismes exploitant des traceurs de pouvoir fournir à tout moment la preuve du recueil valable du consentement, et la recommandation consolidée reprend cette exigence de démonstration.
Portée : Point 29 ; section 4.
Réserve : Aucune durée de conservation mentionnée dans ces passages.
- CNIL : Délibération n° 2020-091 du 17 septembre 2020 portant adoption de lignes directrices relatives à l'application de l'article 82 17 septembre 2020. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- CNIL : Recommandation proposant des modalités pratiques de mise en conformité en cas de recours aux « cookies et autres traceurs » Version consolidée publiée le 16 janvier 2026 (délibérations 2020-092 et 2025-131). Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Notre calcul ou déduction. Dans ce que nous avons lu le 5 novembre 2026, nous n’avons trouvé aucune durée de conservation de la preuve du consentement aux traceurs fixée par la CNIL.
Portée : Recommandation, lignes directrices et foire aux questions.
Réserve : Absence dans nos lectures, sans valeur d’inexistence.
- CNIL : Recommandation proposant des modalités pratiques de mise en conformité en cas de recours aux « cookies et autres traceurs » Version consolidée publiée le 16 janvier 2026 (délibérations 2020-092 et 2025-131). Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- CNIL : Délibération n° 2020-091 du 17 septembre 2020 portant adoption de lignes directrices relatives à l'application de l'article 82 17 septembre 2020. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- CNIL : Questions-réponses sur les lignes directrices modificatives et la recommandation « cookies et autres traceurs » de la CNIL date de page non relevée. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. La CNIL recommande, comme modalités non exclusives de preuve, le séquestre ou le condensat horodaté du code, la capture d’écran horodatée pour chaque version, des audits réguliers par des tiers et la conservation horodatée des configurations successives par les éditeurs de plateformes.
Portée : Section 4.
Réserve : Liste non exclusive.
- CNIL : Recommandation proposant des modalités pratiques de mise en conformité en cas de recours aux « cookies et autres traceurs » Version consolidée publiée le 16 janvier 2026 (délibérations 2020-092 et 2025-131). Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. Lorsqu’un organisme ne recueille pas lui-même le consentement, la CNIL estime qu’une clause contractuelle seule ne suffit pas et recommande de la compléter pour que la preuve soit mise à disposition de chaque responsable qui s’en prévaut.
Portée : Section 4.
Réserve : Doctrine de la CNIL.
- CNIL : Recommandation proposant des modalités pratiques de mise en conformité en cas de recours aux « cookies et autres traceurs » Version consolidée publiée le 16 janvier 2026 (délibérations 2020-092 et 2025-131). Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. La CNIL recommande une durée de vie de treize mois sans prorogation pour les traceurs de mesure d’audience exemptés, et une conservation de vingt-cinq mois au plus pour leurs informations.
Portée : Page du 4 juillet 2025, traceurs exemptés.
Réserve : Sans lien avec la durée du choix pour les traceurs soumis au consentement.
- CNIL : Cookies : solutions pour les outils de mesure d'audience 04 juillet 2025. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. Pour un dispositif multi-terminaux, la CNIL recommande de ne pas transmettre à la plateforme de consentement l’identifiant de compte s’il contient en clair des données personnelles, et de lui substituer un identifiant technique.
Portée : Section 7.5, univers authentifiés. Article 7 facultatif.
Réserve : Applicable par analogie au journal individuel, selon notre lecture.
- CNIL : Recommandation proposant des modalités pratiques de mise en conformité en cas de recours aux « cookies et autres traceurs » Version consolidée publiée le 16 janvier 2026 (délibérations 2020-092 et 2025-131). Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. L’article 5 du RGPD limite la conservation des données personnelles à la durée nécessaire aux finalités du traitement.
Portée : Journaux contenant des données personnelles.
Réserve : Texte reproduit par la CNIL.
- CNIL : CHAPITRE II - Principes | CNIL Lu le 5 novembre 2026. Reproduction par un tiers, à confirmer sur le texte officiel.
Déclaration de l’éditeur. Les éditeurs annoncent : consentmanager, un journal de chaque décision conservé 13 à 36 mois selon l’offre ; Sirdata, des preuves horodatées fournies sur demande ; Cookiebot, un export CSV de tous les consentements ; iubenda, un stockage de la preuve de consentement.
Portée : Pages tarifaires lues le 5 novembre 2026.
Réserve : Promesses d’éditeurs, non testées. Paliers à faire confirmer.
- consentmanager : Pricing | consentmanager Pricing | consentmanager Skip to content non datée sur la trace ;. Lu le 5 novembre 2026. Déclaration de l’éditeur.
- Sirdata : ABconsent pricing: plans for Sirdata's CMP non datée sur la trace ;. Lu le 5 novembre 2026. Déclaration de l’éditeur.
- Usercentrics (Cookiebot) : Cookiebot Pricing and Plans - CMP Solution - Cookiebot™ non datée sur la trace ;. Lu le 5 novembre 2026. Déclaration de l’éditeur.
- iubenda : iubenda pricing for privacy, consent, and accessibility tools non datée sur la trace ;. Lu le 5 novembre 2026. Déclaration de l’éditeur.
Notre calcul ou déduction. Nous n’avons pas trouvé de durée ni d’export de preuve sur la page tarifaire d’Axeptio lue le 5 novembre 2026.
Portée : Page tarifaire en anglais uniquement.
Réserve : Une autre page ou un contrat peut le préciser.
- Axeptio : Pricing | Axeptio non datée sur la trace ;. Lu le 5 novembre 2026. Déclaration de l’éditeur.
Notre avis. Garder la preuve de chaque version de bandeau au moins le temps de validité du choix, plus une marge, est un avis de cette page, sans durée légale.
Portée : Organismes recourant au consentement pour des traceurs.
Réserve : Un litige ou une exigence particulière peut justifier une durée plus longue.
- CNIL : Recommandation proposant des modalités pratiques de mise en conformité en cas de recours aux « cookies et autres traceurs » Version consolidée publiée le 16 janvier 2026 (délibérations 2020-092 et 2025-131). Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- CNIL : Délibération n° 2020-091 du 17 septembre 2020 portant adoption de lignes directrices relatives à l'application de l'article 82 17 septembre 2020. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Notre méthode. Exemple fictif : un bandeau changé le 1er mars, avec un choix valable six mois, peut couvrir des consentements invoqués jusqu’à fin août.
Portée : Hypothèse d’un choix de six mois recueilli la veille du changement.
Réserve : Organisation fictive.
Daté du 5 novembre 2026.
Fait lu. Le mandat du Conseil du 21 octobre 2026 prévoit l’absence de nouvelle demande pendant au moins quatre mois après un refus ; ce texte n’est pas adopté au 5 novembre 2026.
Portée : PROJET, document 14756/26, page 158 lue en rendu.
Réserve : Position de négociation, sans effet en droit.
- Conseil de l'UE : 14756/26, Digital Omnibus, Mandate for negotiations with the European Parliament 22 octobre 2026. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- Parlement européen : Procedure File: 2025/0360(COD), Legislative Observatory lue le 5 novembre 2026. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.