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Quel logiciel RGPD

Logiciel RGPD, plateforme de consentement, DPO : quatre achats à ne pas mélanger

Pour qui : Votre budget mêle un outil de cookies, un forfait de DPO et peut-être un logiciel de registre. Les comparatifs rangent ces offres ensemble, et vous ne savez plus laquelle remplace laquelle.

Ce sont quatre achats. Un logiciel de gouvernance aide à tenir le registre, les demandes de droits et les sous-traitants. Une plateforme de consentement affiche le bandeau et enregistre les choix des visiteurs. Un DPO est une personne qui conseille et contrôle. La sécurité technique protège les systèmes, et ce site n’en traite pas.

La fonction de bandeau ne tient pas votre registre, même si un vendeur peut vendre les deux. Un registre ne recueille aucun consentement. Un logiciel ne devient pas votre DPO, même livré avec une assistance. Classez donc vos lignes de budget avant de comparer quoi que ce soit.

Notre avis

Classez chaque ligne de votre budget dans l’un des quatre besoins avant toute comparaison. Une offre ne se compare qu’à des offres du même besoin.

Pourquoi

  • Le registre vient de l’article 30 du RGPD, le consentement aux traceurs de l’article 82 de la loi Informatique et Libertés, le DPO de l’article 37, la sécurité de l’article 32.
  • Sur les pages tarifaires lues, une seule plateforme de consentement, iubenda, annonce aussi un registre de l’article 30, parmi ses fonctions Pro : c’est un second outil chez le même vendeur, à comparer comme un logiciel de registre. L’inverse se vérifie aussi : un registre ne recueille aucun clic sur un bandeau.
  • Les unités de facturation n’ont rien en commun : pages vues d’un côté, organisations ou établissements de l’autre, tranche d’effectif pour un service.

Ce qui change le choix

Une suite qui réunit plusieurs besoins peut se justifier si un groupe a déjà une équipe en place. Demandez alors un prix par module : sans lui, vous ne pouvez plus comparer chaque besoin.

L’ordre à suivre

  1. Vérifiez d’abord si un DPO doit être désigné et qui porte la démarche.
  2. Faites ensuite l’inventaire de ce que vos sites et applications déposent : c’est ce constat qui décide d’un achat de consentement.
  3. Regardez le logiciel de gouvernance selon les tâches qui cassent.
  4. Traitez la sécurité technique à part, avec vos équipes ou prestataires informatiques.

Quatre besoins, quatre textes, quatre unités de prix

L’unité de facturation donne un test rapide. Si deux offres ne se comptent pas dans la même unité, elles répondent probablement à deux besoins différents.

Ce qui sépare les quatre achats, lecture du 5 novembre 2026
BesoinD’où il vientQuestion qui le déclencheUnité lue chez les vendeursCe qu’il ne fait pas
GouvernanceRGPD, articles 28, 30, 33 et 35 notamment.Le suivi se perd-il entre plusieurs personnes ?Organisations et jetons d’IA (Legiscope), établissements (DPO.run), utilisateurs et inventaire d’actifs (OneTrust).Recueillir un consentement, décider à votre place.
ConsentementLoi Informatique et Libertés, article 82.Déposez-vous des traceurs soumis à consentement ?Pages vues, sessions, visiteurs ou licence par site, selon les éditeurs.Tenir un registre, suivre les demandes de droits sans module dédié.
Personne qui porte le rôleRGPD, articles 37 à 39, ou choix interne.Devez-vous désigner un DPO ? Quelqu’un peut-il tenir ce travail ?Tranche d’effectif par mois (Dipeeo, Data Comply One).Vous décharger de votre responsabilité.
Sécurité techniqueRGPD, article 32.Vos systèmes sont-ils protégés ?Hors de ce site : nous n’avons pas d’avis à donner.Documenter vos traitements.

Dans quel ordre regarder ces besoins

Commencez par la personne. Un organisme public doit désigner un DPO, quels que soient sa taille et son risque, sauf juridiction dans sa fonction juridictionnelle, et l’article 37 vise aussi certaines activités de suivi ou de données sensibles à grande échelle. Si ce rôle vous manque, aucun logiciel ne le remplace.

Regardez ensuite les traceurs : ils se constatent de l’extérieur. La CNIL dit avoir sanctionné 21 organismes en 2025 pour des manquements sur ces règles. L’achat dépend de ce que vous déposez réellement, et aucun achat n’est dû si rien n’est soumis à consentement.

Le logiciel de gouvernance vient après, pour les tâches où un signal est observé. La sécurité avance en parallèle, avec d’autres personnes. La CNIL publie un guide de la sécurité des données personnelles qui sert de point d’entrée.

Cet ordre est notre avis. Un DPO obligatoire manquant ou un bandeau défaillant se constatent sans attendre, alors que le registre peut démarrer dans un fichier.

Quand un seul vendeur propose plusieurs besoins

OneTrust vend sa plateforme de consentement au nombre moyen de visiteurs par jour, et son module de gouvernance au nombre d’utilisateurs et à l’inventaire d’actifs, tous deux sur devis. Même marque, deux compteurs : demandez deux prix.

Data Comply One affiche sur la même page un logiciel seul (Solo, à partir de 190 € HT par mois), le logiciel avec coaching (Coach, à partir de 230 € HT par mois) et un DPO externalisé (à partir de 290 € HT par mois), lus le 5 novembre 2026. Aux prix d’appel, les 100 € HT par mois qui séparent Solo du DPO externalisé n’achètent pas une fonction de plus : ils changent de besoin. Comparez ce dernier palier à d’autres services de DPO, en demandant le temps réel et le nom de la personne.

La règle vaut dans l’autre sens : Dipeeo vend un service de DPO avec une plateforme incluse, et nous n’avons pas trouvé cette plateforme vendue seule dans ce que nous avons lu. Ne la comparez pas à un logiciel.

Classer vos lignes de budget, avec un exemple

Exemple fictif : une PME de 60 salariés a quatre lignes sur sa facture. Aucun montant n’est donné, car seul le classement compte ici.

Exemple fictif de classement
LigneBesoin réelÀ comparer avecTrou à vérifier
Abonnement à un outil de bandeau cookiesConsentementD’autres plateformes, à votre volume.Le registre n’est tenu nulle part par cet outil.
Forfait mensuel de DPO externe, plateforme inclusePersonneD’autres services de DPO.Que devient la plateforme à la fin du forfait ?
Module de registre activé par un consultantGouvernanceUn tableur, puis d’autres logiciels.Qui met à jour les fiches après son départ ?
Audit d’intrusion annuelSécurité techniqueHors de ce site.Il ne remplace aucune de vos obligations de documentation.

Pourquoi les comparatifs mélangent ces offres

Nous n’avons pas mesuré ce phénomène. Plusieurs éditeurs publient leurs propres comparatifs, et une page de vendeur a intérêt à présenter sa combinaison comme la référence. Quand un classement met côte à côte un outil de cookies et un service de DPO, sortez ces lignes et reprenez le tableau ci-dessus.

Le lecteur compte aussi. Dans votre organisation, le bandeau est peut-être géré par le responsable web ou marketing, et le registre par le juriste ou le DPO. Les deux doivent se parler, car une finalité publicitaire figure aussi au registre. L’achat reste séparé.

Limites de cette page

Cette page ne classe aucun outil et aucun n’a été essayé. Les unités viennent de grilles publiques, sans preuve de facturation réelle. Nous ne donnons aucun contrôle ni avis sur la cybersécurité technique. Les offres sur devis n’ont pas de prix ici : demandez-le ligne par ligne.

Prochaine action

Reprenez votre budget de l’année et attribuez un besoin à chaque ligne : gouvernance, consentement, personne, sécurité technique. Pour une ligne qui en couvre plusieurs, demandez au vendeur le détail par besoin. Une ligne vide pour la personne se vérifie d’abord si vous êtes un organisme public.

Preuves et sources

Lu le 5 novembre 2026 : les articles 30, 32 et 37 du RGPD et l’article 82 de la loi Informatique et Libertés dans les textes publiés par la CNIL ; le guide de sécurité de la CNIL ; les grilles tarifaires de OneTrust, Data Comply One, Legiscope, DPO.run, Dipeeo et de plateformes de consentement.

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