Petite commune : comment répondre à l’obligation de DPO ?
Pour qui : Vous êtes secrétaire de mairie. La commune n’a pas de délégué à la protection des données (DPO), ou le sujet revient après un courrier ou un changement d’équipe. Le maire vous demande quoi faire, avec un budget et un temps limités.
Votre commune doit désigner un délégué à la protection des données, la personne chargée de conseiller la mairie et de contrôler le respect du RGPD. Commencez par téléphoner à votre centre de gestion ou à votre syndicat numérique, et demandez le projet de convention. Ne commencez pas par un logiciel.
Le jour où la convention est signée, deux choses restent à faire chez vous : nommer une personne de contact en mairie et décider qui remplit le registre. Le maire reste responsable : le délégué conseille et contrôle sans prendre cette responsabilité.
Notre avis
Votre commune doit désigner un DPO. Appelez d’abord votre centre de gestion ou votre syndicat numérique et demandez leur convention. N’achetez aucun logiciel avant cet appel.
Pourquoi
- Le RGPD impose un DPO à tout organisme public : la petite taille ne vous en dispense pas, et un simple référent interne ne suffit pas.
- La CNIL présente la mutualisation comme une solution adaptée aux plus petites collectivités, avec un délégué qui connaît le secteur public local.
- Le registre d’une petite commune peut contenir moins d’une dizaine de fiches selon la CNIL : ce volume ne justifie pas à lui seul un achat.
- Certaines offres mutualisées lues incluent déjà un logiciel. L’acheter avant de le savoir revient à risquer de le payer deux fois.
Ce qui change le choix
Aucune structure publique ne couvre votre commune, ou son offre laisse sans réponse un besoin précis, comme une présence régulière en mairie : regardez alors une mutualisation entre communes, puis un DPO externe.
L’ordre à suivre
- Centre de gestion ou syndicat numérique qui couvre votre commune.
- Intercommunalité ou autre structure publique locale qui mutualise déjà un délégué.
- DPO externe privé, si aucune offre locale n’existe ou si un besoin précis reste sans réponse.
- Agent interne, s’il a du temps et ne décide pas des fichiers.
Qui appeler, et dans quel ordre
Cet ordre est notre avis. Il suit le coût publié, la connaissance du secteur public local et le temps de mise en route. Tous les territoires n’ont pas la même offre : nous n’avons pas trouvé de liste nationale dans ce que nous avons lu.
| Ordre | Piste | Quand la retenir | Point à vérifier |
|---|---|---|---|
| 1 | Centre de gestion ou syndicat mixte numérique | Par défaut, s’il couvre votre commune. | Le projet de convention, le tarif de votre strate et la personne qui remplit le registre. |
| 2 | Intercommunalité, agence technique départementale ou autre structure publique | Si l’appel précédent n’aboutit pas ou si votre intercommunalité mutualise déjà. | La convention écrite, obligatoire en cas de mutualisation. |
| 3 | DPO externe privé | Aucune offre locale, ou besoin précis non couvert. | Le contrat relève de la commande publique. Demandez à la personne qui passe vos marchés quelle procédure s’applique. |
| 4 | Agent de la commune | Agent disponible, formé ou à former, qui ne décide pas des fichiers. | Le temps réellement dégagé et l’absence de conflit d’intérêts. |
Pourquoi éviter de vous désigner vous-même
La CNIL signale que les secrétaires de mairie sont souvent pressentis dans les petites collectivités, et cite deux difficultés : le manque de temps et le conflit d’intérêts. Avant une telle désignation, le maire doit vérifier que la personne ne prend aucune part aux décisions sur les fichiers : objectifs, données, destinataires, durées de conservation, mesures de sécurité. Dans une mairie à une ou deux personnes, cette condition se tient mal à notre avis.
La CNIL déconseille aussi de désigner un conseiller municipal, parce qu’il participe aux décisions de l’assemblée. Elle admet que cette démarche puisse se comprendre à titre transitoire. Elle ne la recommande pas pour autant.
Deux tarifs publiés pour fixer un ordre de grandeur
Au centre de gestion du Calvados, selon sa grille reprise en février 2026, une commune de moins de 1 000 habitants paie 400 € la première année, puis 200 € par an. Taxes non précisées, déplacements inclus. Dans le Nord, une délibération d’avril 2026 mentionne 50 € de l’heure, sans le nombre d’heures. Ces montants ne valent que pour leur territoire.
Votre travail une fois la convention signée
La délibération de Pont-à-Marcq engage la commune à nommer un référent local, interlocuteur du délégué. Le registre se répartit différemment selon les structures : dans l’offre hors mutualisation de Gironde Numérique, l’abonnement socle prévoit une saisie par la collectivité ; dans le Calvados, le centre de gestion produit l’ossature et assiste la commune.
La désignation passe par le service en ligne de la CNIL, sans lui envoyer ni délibération ni arrêté. Une délibération locale peut rester nécessaire : le centre de gestion du Calvados prévoit une convention signée après délibération de l’assemblée.
- Demandez combien de collectivités suit chaque délégué et sous quel délai il répond. Ces informations ne figurent pas dans les grilles lues.
- Demandez qui remplit le registre et qui le met à jour. Le temps à prévoir en mairie en dépend.
- Demandez si un logiciel est inclus et comment récupérer vos données à la sortie. Sans réponse écrite, considérez que rien n’est prévu.
- Lisez la durée et le préavis avant la délibération. Les conventions lues vont d’un an avec préavis de trois mois à trois ans renouvelables.
Limites de cette page
Nous n’avons lu ni le code général des collectivités territoriales ni le droit de la fonction publique territoriale, seulement la présentation qu’en donne la CNIL, dont la page date de 2020. Les grilles viennent de quelques structures, sans valeur nationale. Votre interlocuteur local tranche pour votre commune.
Prochaine action
Appelez votre centre de gestion cette semaine et demandez le projet de convention de DPO mutualisé avec le tarif de votre strate. S’il ne propose rien, interrogez votre intercommunalité et le syndicat numérique du département.
Preuves et sources
Lu le 5 novembre 2026 : l’article 37 du RGPD dans le texte publié par la CNIL ; la page CNIL sur le délégué en collectivité, datée du 7 février 2020 ; le guide CNIL des délégués ; la page CNIL sur la désignation, datée du 3 avril 2026 ; les offres ou conventions de quatre structures publiques : centres de gestion du Calvados et du Nord, syndicats mixtes Gironde Numérique et e-Collectivités.
Chaque élément ci-dessous dit s’il s’agit d’un fait lu dans une source, d’une déclaration d’éditeur, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Aucun outil n’a été testé. Notre méthode
Fait lu. Le RGPD impose à toute autorité publique ou tout organisme public de désigner un délégué à la protection des données, à l’exception des juridictions dans l’exercice de leur fonction juridictionnelle.
Portée : Article 37, paragraphe 1, a ; collectivités territoriales.
Réserve : Texte reproduit par la CNIL ; EUR-Lex non utilisé.
- CNIL : Chapitre IV - Responsable du traitement et sous-traitant date non relevée. Lu le 5 novembre 2026. Reproduction par un tiers, à confirmer sur le texte officiel.
- CNIL : Désigner un délégué à la protection des données dans une collectivité 07 février 2020. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. La CNIL écrit que le délégué tient et actualise le registre dans la majorité des cas, que le registre d’une petite commune pourra contenir moins d’une dizaine de fiches, et que le délégué n’est pas personnellement comptable du respect de la réglementation à la place de la collectivité et de son représentant légal.
Portée : Page CNIL du 7 février 2020.
Réserve : Ordre de grandeur donné par la CNIL, sans seuil légal.
- CNIL : Désigner un délégué à la protection des données dans une collectivité 07 février 2020. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. La CNIL indique que les délégués mutualisés peuvent se situer notamment au niveau d’une commune, d’une intercommunalité, d’un syndicat mixte numérique, d’une agence technique départementale ou d’un centre de gestion, et présente cette mutualisation comme adaptée aux plus petites collectivités.
Portée : Secteur public local.
Réserve : Offre réelle variable selon les territoires.
- CNIL : Désigner un délégué à la protection des données dans une collectivité 07 février 2020. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. Les collectivités qui optent pour la mutualisation doivent conclure une convention, et un délégué externe suppose un contrat de prestation relevant des règles de la commande publique.
Portée : Article 84 du décret d’application de la loi Informatique et Libertés, lu dans le guide CNIL ; page CNIL collectivités.
Réserve : Décret et code de la commande publique non lus en source propre.
- CNIL : Désigner un délégué à la protection des données dans une collectivité 07 février 2020. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- CNIL : Guide pratique RGPD. Délégués à la protection des données édition non relevée, postérieure à février 2021. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. Selon la CNIL, les secrétaires de mairie pressentis comme délégués se heurtent parfois au manque de temps et au risque de conflit d’intérêts, et le maire doit s’assurer que la personne ne prend pas part au circuit de décision sur les fichiers.
Portée : Petites collectivités.
Réserve : Le cas par cas reste possible : la CNIL n’interdit pas cette désignation.
- CNIL : Désigner un délégué à la protection des données dans une collectivité 07 février 2020. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. La CNIL déconseille la désignation d’un conseiller municipal comme délégué, pour des raisons de principe, tout en admettant que la démarche puisse se comprendre de manière transitoire.
Portée : Petites collectivités.
Réserve : Doctrine, sans interdiction écrite dans le passage lu.
- CNIL : Désigner un délégué à la protection des données dans une collectivité 07 février 2020. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. La grille du centre de gestion du Calvados fixe, taxes non précisées, 400 € pour la phase de mise en place d’un an puis 200 € par an de suivi sous 1 000 habitants, frais de déplacement inclus.
Portée : Délibération du 10 juillet 2024, document déposé en février 2026 selon son adresse.
Réserve : Valable pour ce centre de gestion et réévaluable au renouvellement.
- Centre de gestion du Calvados (CDG14) : Notre Offre de Service : Accompagnement à la mise en conformité RGPD MAJ juin 2024. Lu le 5 novembre 2026. Déclaration de l’éditeur.
- Centre de gestion du Calvados (CDG14) : La mise en conformité au Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) : Accompagnement principal déposé 2026-02 selon l'URL ; tarifs renvoyant à la délibération du 10 juillet 2024. Lu le 5 novembre 2026. Déclaration de l’éditeur.
Fait lu. La délibération de Pont-à-Marcq du 8 avril 2026 mentionne un coût horaire de 50 € pour le délégué mutualisé du centre de gestion du Nord, une durée de trois ans et l’engagement de la commune à nommer un référent local.
Portée : Une délibération communale.
Réserve : Taxes et nombre d’heures non précisés ; annexe de convention non lue.
- Commune de Pont-à-Marcq : D2026-04-08/29 Convention CDG 59 - Mise à disposition d'un agent pour une mission de Délégué à la Protection des Données mutualisé Conseil municipal du 8 avril 2026, préfecture 09/04/2026. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. Selon le guide CNIL, la désignation d’un DPO se fait uniquement en ligne, sans envoi d’une délibération ou d’un arrêté à la CNIL.
Portée : Collectivités territoriales, formalité auprès de la CNIL.
Réserve : Ne dit rien des actes internes que le droit local peut exiger.
- CNIL : Guide pratique RGPD. Délégués à la protection des données édition non relevée, postérieure à février 2021. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- CNIL : Désigner un délégué à la protection des données (DPO) ou modifier une désignation 03 avril 2026. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’éditeur. L’abonnement socle hors mutualisation de Gironde Numérique prévoit une saisie du registre par la collectivité, alors que le centre de gestion du Calvados déclare produire l’ossature du registre et assister la collectivité.
Portée : Catalogue de juin 2026 ; offre du CDG14 mise à jour en juin 2024.
Réserve : Deux offres lues parmi d’autres ; adhésion mutualisée de Gironde Numérique non détaillée dans le catalogue lu.
- Syndicat Mixte Gironde Numérique : Catalogue de Services Numériques préfecture 30/06/2026, délibération du 25/06/2026 selon l'identifiant. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- Centre de gestion du Calvados (CDG14) : Notre Offre de Service : Accompagnement à la mise en conformité RGPD MAJ juin 2024. Lu le 5 novembre 2026. Déclaration de l’éditeur.
Fait lu. Les conventions lues vont d’un an avec dénonciation trois mois avant l’échéance à trois ans renouvelables tacitement.
Portée : Conventions e-Collectivités et délibération sur le centre de gestion du Nord.
Réserve : Pas de valeur générale.
- Commune d'Ancenis-Saint-Géréon / e-Collectivités : Convention de mise à disposition d'un délégué à la protection des données préfecture 19/12/2025. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- Commune de Pont-à-Marcq : D2026-04-08/29 Convention CDG 59 - Mise à disposition d'un agent pour une mission de Délégué à la Protection des Données mutualisé Conseil municipal du 8 avril 2026, préfecture 09/04/2026. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
Notre avis. L’ordre qui place la mutualisation publique avant un DPO privé et le logiciel après la désignation est un avis éditorial.
Portée : Petites communes.
Réserve : Une offre locale absente ou insuffisante change l’ordre.
- CNIL : Désigner un délégué à la protection des données dans une collectivité 07 février 2020. Lu le 5 novembre 2026. Document d’origine.
- Centre de gestion du Calvados (CDG14) : Notre Offre de Service : Accompagnement à la mise en conformité RGPD MAJ juin 2024. Lu le 5 novembre 2026. Déclaration de l’éditeur.